Schedula diversarum artium (Essai sur divers arts) (page 18)
plus délicate, vous ouvrirez des fenêtres longues et arrondies; vous entourerez le sommet de la tour de forteresses, au milieu de celles-ci vous ferez un agneau, sur sa tête une couronne et une croix , autour de son dos un petit arc, au-dessus duquel sera un anneau pour y attacher la chaîne du milieu. Telle est la partie supérieure de l’encensoir avec son travail.
La partie inférieure semblablement couverte de cire, vous modèlerez dans chaque espace une image de prophète avec sa tablette ; vous assortirez à chaque apôtre un prophète qui s’y rapporte, pour que leurs témoignages qui
ut testimonia eorum, quæ brevibus sunt inscribenda, sibi concordent. Circa prophetas vero non faciès portas , sed tantum spatia eorum sint quadrangula, et in limbos super capita scribantur eorum nomina. Faciès quoque in angulis quatuor turres in quibus catenæ firmentur ut superioribus coaptentur. In inferiori vero rotundo spatio faciès circulos quot potueris, vel volueris, in quibus formabis singulas imagines virtutum, dimidias specie feminea , quorum nomina scribes in circulis. Ad postremum autem in fundo formabis pedem et tornabis, et omnia spatia circa imagines superius et inferius erant' transforata. Deinde unicuique parti suis infusoriis atque spiraculis impositis, circumlinies diligenter argillam tenuem et siccabis ad solem , rursumque et tertio faciès similiter ; quæ partes jam vocantur formæ. Quas omnino siccatas pones ad ignem, et cum calefactæ fuerint, ceram liquescentem funde in aquam , rursumque pone ad ignem , sicque faciès donec ceram omnino
doivent s’inscrire sur les tablettes s’accordent entre eux. Autour des prophètes il n’y aura point de portes ; mais seulement que leurs espaces soient quadrangulaires , et que leurs noms soient écrits dans les bordures sur leurs têtes. Vous ferez aux angles quatre tours dans lesquelles seront fixées les chaînes pour s’assujettir à celles du dessus. Dans l’espace circulaire inférieur vous pratiquerez des cercles en aussi grand nombre que vous pourrez ou voudrez, vous y modèlerez autant d’images de vertus, en demifigures de femmes, dont vous écrirez
les noms dans les cercles. En dernier lieu sur le fond vous formerez et tournerez le pied ; tous les espaces autour des images au-dessus et au-dessous se trouvent transpercés. Ajoutant à chaque partie ses entonnoirs et ses soupiraux , vous enduirez soigneusement autour d’argile légère, vous sécherez au soleil; vous ferez ainsi une seconde et une troisième fois : ces parties s’appellent alors formes. Quand elles seront entièrement séchées , mettez au feu, versez dans de l eau la cire hquéfiée par la chaleur, replacez au feu; vous continuerez jusqu’à ce que vous
eicias. Post hæc in loco apto et æquali portes carbones grosses et frigidos , super quos stabilibis formas foraminibus inferius conversis , et circumpones eis lapides duros, qui resilire non possunt ad calorem ignis, et ordinabis eos lapidem super lapidem in similitudinem mûri absque temperamento siccos, ita ut inter lapides multa foramina et parvula remaneant. Quibus ita compositis, altius quam formæ sint spatio dimidii pedis, circumfunde carbones ardentes, ac deinde frigidos usque ad summum, et cave ut tanti spatii sit inter formas et lapides, ut carbones capere possit. Cumque carbones omnes incanduerint , interdum cum gracili ligno movendi sunt circumquoque per foramina inter lapides ut se conjungant, et calor ex omni parte æqualis sit. Et cum in tantum descenderint ut formas videre possis, iterum impie frigidis carbonibus usque ad summum , sicque tertio faciès. Et cum videris formas exterius candescere, pone vas in ignem cum auricalco quod fundere volueris, et primum modice, deinde maayez retiré toute la cire. Après cela, dans un lieu convenable et uni vous mettrez des charbons gros et froids , vous établirez sur eux les formes les ouvertures tournées en bas , vous les environnerez de pierres dures qui ne peuvent éclater à l’intensité du feu , vous les rangerez pierre sur pierre comme un mur, sans mortier, sèches, de sorte qu’entre les pierres il reste un grand nombre de petits trous.
Cela disposé, plus haut que les formes d’un espace d’un demi-pied , répandez autour des charbons ardents , puis d’autres froids jusqu’au sommet; veillez à ce qu’il y ait assez
d’espace entre les formes et les pierres, pour pouvoir contenir les charbons. Lorsqu’ils seront tous enflammés, de temps en temps il faut avec un petit bois les remuer de tous côtés par les jours entre les pierres , afin qu’ils se serrent et que la chaleur soit égale partout. Quand ils seront descendus au point que vous puissiez voir les formes , derechef remplissez de charbons froids jusqu’au haut, et vous ferez ainsi une troisième fois. Lorsque vous aurez vu les formes blanchir à l’extérieur, placez au feu le vase avec l’auricalque que vous voudrez fondre , et vous soufflerez douce( ^i5 )
gis magisque sufflabis, douée omnino liquéfiât. Quo facto cum curvo ferro et ligno infixo diligenter commove, et vas in latus aliud converte, rursumque auricalco impie et liquefac, sieque faciès donec vas plénum fiat. Quo facto cum curvo ferro denuo commovebis , et a carbonibus purgabis, et sufflatore fortiter flante cooperies magnis carbonibus. Deinde arnotis lapidibus formas eicies ab igné, et argillam abundanter aqua perfusam atque in modum fecis attenuatam 1 cum panno diligenter circumlinies , sieque juxta fornacem, in quam fundis, fossa facta formas impone et terram circumquoque exaggera , et ligno inferius æquali crebrius inpingendo diligenter comprime. Statimque panniculum multipliciter complicatum et fisso ligno impositum præ manibus habeas, ejectoque vasculo ab igné cum forcipe curvato rostro, et panniculo apposito , qui sordes et favillas defendat, diligenter infunde. Hoc modo formis utrisque fusis sine sic stare, donec infusorium superius nigrescat; deinde
ment d’abord, puis de plus fort en plus fort, jusqu’à parfaite liquéfaction. Alors, à l’aide d’un fer courbé et fixé dans un bois agitez, soigneusement, tournez le vase d’un autre côté, remplissez encore d’auricalque , liquéfiez; vous continuerez jusqu A ce que le vase devienne plein. Avec le fer courbé vous remuerez de nouveau , vous enlèverez les ordures de charbons , et faisant souffler fort vous couvrirez de gros charbons. Vous écarterez les pierres , vous ôterez les formes du feu; avec un linge vous enduirez soigneusement autour d’argile abondamment détrempée d’eau, délayée à la consistance de lie; ayant creusé une fosse auprès du fourneau dans lequel vous fondez, placez-y les formes, amassez de la terre tout autour; et foulant souvent avec un bois aplati à sa partie inférieure, comprimez attentivement. Aussitôt ayez en main un petit linge plié en plusieurs doubles, engagé dans un bois fendu , enlevez le vase du feu avec des tenailles à bec recourbe, appliquez le petit linge pour qu’il écarte les scories et les cendres, et coulez avec précaution. Les deux formes fondues, laissez-les reposer dans cet état jusqu’à ce que l’ entonnoir de dessus noircisse ; dégagez la terre, reremota terra et a fossis extractas repone in tuto loco , donec omnino frigeant, cavens summopere ne calidis formis aquam superjacias, quia interiores nuclei, si humorem persenserint, statim inflantur et omne opus disrumpetur. Cumque per se refrigeratis argillam removeris , diligenter circumspice , et si quid per negligentiam vel casu defuerit, locum ilium circamlimando attenuabis, et apposita cera, nec non argilla superaddita, cum sicca fuerit, calefacies, sicque superfundes, donec rivo in partem decurrente, quod superfundis adhæreat. Quod cum respexeris, si minus fuerit firmum, cum combustione vinitreæ petræ, et limatura ex mixtura argenti et cupri , sicut præscripsimus , solidabis. Post hæc diversis limis quadrangulis , triangulis, atque rotundis campos omnes primo translimabis , deinde ferris fossoriis fodies, et rasoriis rades ; ad ultimum sabulo cum lignis in summitate mo dice conquassatis undique purgatnm opus deaurabis.
tirez-les des fosses, déposez-les en lieu sûr, jusqu’à ce qu’elles soient tout à fait froides , prenant bien garde de jeter de l’eau sur les formes chaudes, parce que les noyaux qui sont dedans, s’ils sentent l’humidité à travers, se gonflent sur-le-champ , et tout le travail saute. Après qu’ils se seront refroidis d’eux-mêmes, que vous aurez ôté l’argile, examinez attentivement tout autour ; si par négligence ou par hasard il y a quelque chose de manqué, vous en amincirez la place en limant , vous appliquerez de la cire, vous ajouterez de l’argile par-dessus; quand elle sera sèche, vous chaufferez, vous coulerez alors par-dessus, jusqu’à ce que le ruisseau de métal se répandant sur la partie, ce que vous y versez adhère. Ce qu’ayant vu , s’il n’est pas assez solide, avec le produit de pierre de vin brûlée et de la limaille d’argent et de cuivre mêlés, comme nous l’avons prescrit, vous souderez. Au moyen de différentes limes carrées , triangulaires , rondes , vous limerez d’abord en travers tous les champs , ensuite vous fouillerez avec les fers à creuser, vous raclerez avec les racloirs ; enfin , nettoyant de toute part votre ouvrage au sable à l’aide de bois un peu concassés au bout, vous le dorerez.
Pour fabriquer les chaînes, tirez d’abord des fils fins ou gros soit en cuivre soit en argent, tournez-les avec une alêne en trois, quatre, cinq, six oreilles , selon la grosseur que vous voudrez, à la mesure de chaque encensoir petit ou grand. Quand vous aurez plié toutes les chaînes d’un encensoir en une seule pièce , prenez un bois mince de chêne ou de hêtre , pratiquez-y beaucoup de trous avec un fer
effilé, rond et chaud : par ces trous vous ferez passer la chaîne recuite au feu et refroidie , vous recuirez de nouveau , vous ferez repasser par un autre trou, vous recuirez; et vous continuerez jusqu’à ce que partout ce soit également gros et arrondi. Coupez cette chaîne en morceaux , selon les dimensions de l’encensoir, le morceau du milieu plus court, les autres plus longs. Ayant adapté les ouvertures aux deux extrémités des chaînes, vous affermirez les plus longues dans la partie inférieure de l’encensoir par
sunt, in inferiore parte thuribuli clavis firmis et transductis, compositæ per superiorem partem impones anulos parvulos, cum quibus aptabis et obfirmabis eas ad lilium inferius , per quod manu gestari debet cum magno anulo eidem superius imposito. Mediam vero catenam , quæ brevior est , obfirmabis clavo in superiori parte thuribuli in uno capite , et alterum imposito anulo aptabis inferius sub lilio ; et sic procurabis ut thuribulum ex omni parte æqualiter pendeat.
Possunt etiam eodem modo et ordine , quo prædiximus , thuribula diversæ formæ et diversi operis percuti et fundi in auro et argento atque auricalco. Sed magnopere cavendum est, ut auricalcum , quod deaurari debet, omnino purum sit et purgatum a plumbo, propter diversa infortunia, quæ deaurantibus evenire soient. Quod auricalcum si vis componere, primo naturam cupri , ex quo efficitur, disce.
des clous solides et qui traversent ; les ayant rassemblées à la partie supérieure, vous ajouterez de petits anneaux avec lesquels vous les ajusterez et fixerez en bas du lis, par où l’on doit le porter à la main au moyen d’un grand anneau qui le surmonte. La chaîne du milieu, la plus courte, vous l’attacherez par un clou dans la partie supérieure de l’encensoir à un bout, vous adapterez l’autre à l’aide d’un anneau en dessous du lis; vous aurez soin que l’encensoir pende également de tous côtés.
On peut de la même manière , par le procédé que nous avons décrit, battre et fondre des encensoirs de formes diverses, de divers travail en or, en argent , en auricalque. Mais il faut prendre bien garde que l’auricalque, qui doit être doré, soit tout à fait pur et purifié de plomb, à cause des accidents nombreux qui ont coutume d’arriver aux doreurs. Si vous voulez fabriquer cet auricalque , apprenez d’abord la nature du cuivre qui en est la base.
Le cuivre naît dans la terre. Quand la veine en est découverte, on l’obtient par un grand travail en creusant et brisant. C’est une pierre de couleur verte, très-dure , naturellement mêlée de plomb. Tirée de terre en abondance, elle se place sur un bûcher , et se calcine en manière de chaux , sans toutefois changer de couleur , mais en perdant assez sa dureté pour devenir fragile. Cassée menu, elle se met au
fourneau ; à l’aide de charbons et de soufflets , on chauffe incessamment jour et nuit. Cela doit s’opérer avec soin et précaution : c’est-à-dire qu’en premier lieu l’on placera les charbons, ensuite on répandra les parcelles de pierre , puis des charbons , encore de la pierre ; et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il suffise à la capacité du fourneau. Lorsque la pierre commencera à se liquéfier, le plomb s’écoule par certains petits conduits, le cuivre reste à l’intérieur. Après l’avoir fondu longtemps, on le laisse refroidir, on le reeicitur ; rursum aliud imponitur eodem ordine. Huic cupro taliter fuso quinta pars stagni 1 , et conficitur raetallum , quo campanæ funduntur.
Invenitur etiam genus lapidis subcrocei coloris, et interdum rufus , qui calamina dicitur, qui non confractus , sed ita ut effoditur, lignis congestis et abundanter succensis imponitur, et donec ornnino candeat comburitur. Qui lapis post hæc refri geratus et minutissime confractus miscetur carbonibus omnino comminutis , et supradicto cupro commiscetur in fornace , quæ boc modo componitur. Stant quatuor lapides in modum crucis , a se longitudine unius pedis separati2, partim in terra firmati , sed altitudine pedis unius super terram æqualiter prominentes , et omnes in superiori parte æquales. Super hos lapides ponuntur quatuor ferri quadranguli grossitudine unius digiti , et longitudine ut possint ab uno lapide ad alterum protendi. Inter hos medii ponuntur alii ferri ejusdem mensuræ , æquali spatio , id est 3 latitudine trium digitorum a se separati :
1 Deest verbum , ut additur vel simile. — ï Ed. separatim. — 3 Ed. idem.
tire ; on en met de nouveau par le même procédé. A ce cuivre ainsi fondu on ajoute un cinquième d’étain, et l’on a le métal de cloches.
On trouve une espèce de pierre jaunâtre, quelquefois rousse, qui est appelée calamine. Sans l’avoir cassée , mais telle quelle se tire, on la place sur un amas de bois vivement embrasés, on la brûle jusqu’au blanc. Cette pierre ensuite refroidie et cassée trèsmenu , se mélange à des charbons pulvérisés , et s’amalgame au cuivre dont nous avons parlé , dans un fourneau qui se construit de cette manière. Ayez quatre pierres en forme de croix , éloignées l’une de l’autre de la longueur d’un pied , en partie fixées en terre, mais s’élevant également à la hauteur d’un pied au-dessus du sol, et toutes unies à la partie supérieure. Sur ces pierres se posent quatre fers quadrangulaires de la grosseur d’un doigt, de longueur à pouvoir atteindre d’une pierre à l’autre. Entre eux, au milieu, se placent d’autres fers de même dimension, séparés à égale distance, savoir de la largeur de trois doigts :
super quos etiam in transverso ponuntur alii forma et mensura inferiorum æquali , ita ut foramina videantur esse quadrangula. His ita distinctis , super ipsos ferros ponatur argilla fortiter macerata et fimo equi commixta, spissitudine trium digitorum , ita ut ipsis ferris atque lapidibus ex omni parte adhæreat, et ita sit, quasi lares rotunda super lapides jaceat. Deinde cum rotundo ligno in spatiis inter ferros foramina fiant per omnia quanto possint ampliora ; et sic diligenter siccetur.
A partir du foyer vers le haut , on fera un mur avec des morceaux de pierres et la même argile en forme de pot, de façon que depuis le milieu au-dessus il soit un peu plus étroit,
cum ligaminibus ferreis quinque aut quatuor circumligetur, et eadem argilla interius et exterius diligenter illinietur. Quo facto imponantur carbones ardentes commixti extinctis , et mox ventus per inferiora foramina ingrediens absque flatu follis educit flammas , et quicquid metalli imponitur statim per se liquescit. Deinde hoc modo componantur vascula huic operi necessaria.
Prenez des fragments de vieux vases dans lesquels déjà du cuivre ou de l’auricalque aura été fondu, et cassez menu sur une pierre ; ensuite de la terre dont se font les pots : il y en a deux espèces , l’une blanche , l’autre grise; la blanche sert à colorer l’or, la seconde à fabriquer ces vases. Après avoir trituré très-longtemps, vous mêlerez cette terre crue avec mesure à
contriveris , hanc crudam terram in mensura commisces alteri , id est ' combuslæ , quam primum triveras , hoc modo. Accipe vasculum quodcunque et impie illud bis ex cruda terra, et ter ex cocta% ita ut duæ partes sint crudæ et très coctæ, et ponens simul in vas magnum perfunde aqua tepida, et malleis ac manibus fortiter macéra, donec omnino in se tenax sit. Deinde accipe lignum rotundum et incide illud ad mensuram , quam volueris habere vas secundum quantitatem fornacis , et super illud formabis vasculum unum , et formatum mox circumlinies cineribus siccis, et sic juxta ignem pone donec siccetur. Hoc modo compone vasa quot volueris. Cumque diligenter siccata fuerint , pone in fornacem tria vel quatuor aut quinque, in quantum fornax capere possit , et circumfunde carbones.
l’autre, savoir à la terre cuite que vous aviez préalablement broyée ; ce mélange se fera de cette manière. Ayez un petit vase quelconque, remplissezle deux fois de terre crue et trois fois de cuite, de sorte qu’il y ait trois parties de celle-ci sur deux de celle-là ; plaçant ensemble dans un grand vase, arrosez d’eau tiède , pétrissez fortement avec des marteaux et les mains jusqu’à ce que cela devienne une pâte ferme. Prenez un bois rond , taillez-le
à la mesure dont vous voudrez avoir le vase selon la capacité du fourneau : dessus vous formerez un vase ; vous le couvrirez aussitôt de cendres sèches, vous le placerez au feu jusqu’à ce qu il soit sec. Fabriquez de cette façon autant de vases que vous voudrez. Lorsqu’ils auront été soigneusement séchés, mettez-en dans le fourneau trois, quatre, cinq, tant que le fourneau en peut contenir, et entourez de char bons.
Lorsqu’ils seront chauffés au blanc, prenez de la calamine dont j’ai déjà parlé, triturée avec des charbons; dans chaque vase mettez-en environ jusqu’à la sixième partie , remplissez entièrement du cuivre décrit plus haut, couvrez de charbons. De temps en temps au moyen d’un bois fin et recourbé, débouchez les ouvertures pardessous , de peur que par hasard elles ne s’obstruent, et pour que les cendres tombant le vent y pénètre davantage. Quand le cuivre sera tout à fait liquéfié , ayez un fer mince , long, courbé , emmanché d’un bois , et remuez avec soin, afin que la calamine se mêle au cuivre. A l’aide de longues tenailles, levez modérément chaque vase, écartez-les un peu de leur place, de crainte qu’ils n’adhèrent au foyer; derechef dans tous comme auparavant mettez de la calamine, remplissez de cuivre, couvrez de charbons. Lorsque cette fois encore ce sera complètement liquéfié, remuez de nouveau très-soigneusement; avec les tenailles ôtant un vase, versez tout