Georges Frêche : leçon de démocratie
Un politicien dévoile le fonctionnement réel du système
Frêche ou l'aveu de la démocratie
Confessio Democratiæ
L'aveu de Frêche
Georges Frêche (1938-2010), homme politique socialiste (maoïste, fondateur du PS dans l'Hérault, député, maire de Montpellier, président de région), a livré dans un cours magistral filmé à l'université un aveu stupéfiant sur le fonctionnement réel de la démocratie moderne. « Les gens ne fonctionnent pas avec leur tête, ils fonctionnent avec leurs tripes. » Il explique qu'il fait campagne pour « les cons » parce qu'ils sont « majoritaires », et décrit le cycle électoral : deux premières années d'impopularité, deux ans de repos, puis deux années de flatterie. La démocratie moderne ne garantit nullement que les meilleurs gouvernent : le suffrage universel privilégie la séduction électorale sur la compétence et la vertu.
Le vice de la démocratie
Aristote, déjà, identifiait la démagogie comme le vice propre à la démocratie, où les dirigeants flattent le peuple au lieu de le guider vers le bien commun. En démocratie, le nombre remplace la vérité : la majorité décide du juste, substituant le suffrage au discernement moral objectif. Le suffrage universel n'existait pas sous la monarchie française, dont la légitimité reposait non sur le vote populaire mais sur le droit dynastique, la loi salique et l'onction sacrée. Les partis politiques ont remplacé les corps intermédiaires traditionnels (famille, métier, terroir), substituant l'idéologie aux solidarités naturelles.
La condamnation catholique
La démocratie moderne repose sur le dogme de la souveraineté populaire, principe selon lequel tout pouvoir légitime émane du peuple souverain. Pie IX a condamné ce principe dans le Syllabus, affirmant que l'autorité ne naît pas du seul consentement du peuple. Louis de Bonald, penseur catholique contre-révolutionnaire, a dénoncé cette « religion de la démocratie » qui se substitue à l'ordre divin et prétend fonder la société sur la seule volonté humaine.
« Les gens ne fonctionnent pas avec leur tête, ils fonctionnent avec leurs tripes » : Georges Frêche dévoile la logique profonde du régime démocratique.
Testez-vous : 8 questions
1. La démocratie moderne garantit que les meilleurs gouvernent.
- Vrai
- Faux
Voir la réponse
Réponse : Faux
La démocratie moderne ne garantit pas que les meilleurs gouvernent : le suffrage universel privilégie la séduction électorale sur la compétence et la vertu.
2. Quel vice Aristote attribue-t-il à la démocratie ?
- la tyrannie
- l’anarchie
- l’oligarchie
- la démagogie
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Réponse : la démagogie
Aristote attribue la démagogie comme vice propre à la démocratie, où les dirigeants flattent le peuple au lieu de le guider vers le bien commun.
3. En démocratie, le nombre remplace la ____.
- vérité
- force
- tradition
- richesse
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Réponse : vérité
En démocratie, le nombre remplace la vérité : la majorité décide du juste, substituant le suffrage au discernement moral objectif.
4. Le suffrage universel existait sous la monarchie française.
- Vrai
- Faux
Voir la réponse
Réponse : Faux
Le suffrage universel n’existait pas sous la monarchie française. La légitimité du pouvoir royal ne reposait pas sur le vote populaire mais sur le droit dynastique, la loi salique et l’onction sacrée.
5. Quelle institution moderne remplace les corps intermédiaires traditionnels ?
- les communes
- les partis politiques
- les corporations
- les familles
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Réponse : les partis politiques
Les partis politiques remplacent les corps intermédiaires traditionnels, substituant l’idéologie aux solidarités naturelles de la famille, du métier et du terroir.
6. La démocratie repose sur le dogme de la ____ populaire.
- souveraineté
- sagesse
- bonté
- supériorité
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Réponse : souveraineté
La démocratie moderne repose sur le dogme de la souveraineté populaire, principe selon lequel tout pouvoir légitime émane du peuple souverain.
7. Pie IX a condamné le principe de la souveraineté populaire.
- Vrai
- Faux
Voir la réponse
Réponse : Vrai
Pie IX a condamné le principe de la souveraineté populaire dans le Syllabus, affirmant que l’autorité ne naît pas du seul consentement du peuple.
8. Quel penseur catholique a dénoncé la « religion de la démocratie » ?
- Benjamin Constant
- Louis de Bonald
- Montesquieu
- Voltaire
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Réponse : Louis de Bonald
Louis de Bonald a dénoncé la religion de la démocratie, montrant que le régime démocratique se substitue à l’ordre divin.
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Dans ce chapitre : La Modernité
- La rupture moderne
- Aristophane et la démagogie
- La démocratie contre le bien commun
- Frêche et le cycle électoral
- Georges Frêche : leçon de démocratie