Les vœux monastiques : obéissance, pauvreté, chasteté, stabilité
Obéissance, pauvreté, chasteté, stabilité.
Les vœux monastiques, obéissance, pauvreté, chasteté, stabilité
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Les trois vœux bénédictins
En prononçant ses vœux, le moine se consacre totalement à Dieu par un engagement public et solennel. La tradition bénédictine connaît trois vœux propres: la stabilité (stabilitas loci), la conversion des mœurs (conversatio morum) et l'obéissance. La stabilité lie le moine à son monastère pour toute sa vie, l'empêchant de fuir les épreuves en cherchant toujours un lieu meilleur. La conversion des mœurs englobe l'engagement à vivre selon la Règle, incluant la pauvreté et la chasteté. L'obéissance, la plus exigeante des vertus monastiques, soumet la volonté propre du moine à celle de l'abbé, qui tient la place du Christ dans le monastère (ch. 2).
L'offrande de chaque vœu
Saint Thomas, dans la Somme théologique (II-II, q. 186), approfondit la théologie des vœux religieux en distinguant ce que chacun offre à Dieu. Par le vœu de pauvreté, le religieux offre ses biens extérieurs, richesses, propriétés, tout ce qu'il possède dans le monde, renonçant ainsi à l'attachement aux choses terrestres. Par le vœu de chasteté, il offre son corps et ses plaisirs. Mais c'est l'obéissance qui constitue le vœu le plus excellent des trois, car elle offre le bien le plus intérieur et le plus précieux: la volonté propre elle-même. Celui qui obéit renonce à ce qu'il a de plus intime, son jugement et sa liberté de choix, pour les remettre entre les mains du supérieur et, à travers lui, entre les mains de Dieu.
Holocauste et gyrovagues
Saint Thomas enseigne encore que la vie religieuse, considérée dans sa totalité, est un holocauste, le sacrifice le plus parfait qu'un chrétien puisse offrir après le martyre, qui seul le surpasse parce qu'il donne la vie elle-même. Quant aux moines gyrovagues que mentionne saint Benoît au chapitre premier de sa Règle, ils représentent l'antithèse même de la vie monastique: errant de monastère en monastère, jamais stables, ils fuient la règle et ses exigences. Saint Benoît les considère comme les pires de tous les moines, car leur inconstance trahit un refus radical de la conversion et de la soumission.
C'est le sacrifice le plus parfait après le martyre, car il est total et perpétuel.
Testez-vous : 8 questions
1. Quels sont les trois vœux propres à la tradition bénédictine ?
- Stabilité, conversion, obéissance
- Pauvreté, chasteté, obéissance
- Silence, jeûne, prière
- Foi, espérance, charité
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Réponse : Stabilité, conversion, obéissance
Les trois vœux bénédictins sont stabilité, conversion des mœurs et obéissance, propres à la Règle de saint Benoît.
2. Que signifie le vœu de « stabilitas loci » dans la Règle de saint Benoît ?
- Jeûner chaque jour
- Prier sans cesse
- Rester au monastère
- Garder le silence
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Réponse : Rester au monastère
Le vœu de stabilitas loci engage le moine à demeurer dans son monastère, favorisant la persévérance et la conversion.
3. Selon la Règle de saint Benoît, qui tient la place du Christ dans le monastère ?
- L’abbé
- Le doyen
- Le prieur
- Le cellérier
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Réponse : L’abbé
L’abbé tient la place du Christ dans le monastère selon saint Benoît, d’où l’obéissance qui lui est due.
4. Selon saint Thomas (II-II, q. 186), par le vœu de pauvreté le religieux offre à Dieu :
- Sa liberté de lieu
- Sa volonté propre
- Son corps charnel
- Ses biens extérieurs
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Réponse : Ses biens extérieurs
Par le vœu de pauvreté, le religieux offre ses biens extérieurs à Dieu, se libérant de l’attachement matériel.
5. Selon saint Thomas, quel vœu est le plus excellent des trois, car il offre le bien le plus intérieur ?
- La stabilité
- L’obéissance
- La pauvreté
- La chasteté
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Réponse : L’obéissance
L’obéissance est le vœu le plus excellent car il offre la volonté propre, bien le plus intérieur de la personne.
6. Que comprend le vœu bénédictin de « conversatio morum » ?
- Silence et jeûne
- Prière et travail
- Lecture et chant
- Pauvreté et chasteté
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Réponse : Pauvreté et chasteté
La conversatio morum englobe pauvreté et chasteté, engageant le moine à une conversion permanente des mœurs.
7. Selon saint Thomas, la vie religieuse est le sacrifice le plus parfait après :
- Le martyre
- L’épiscopat
- Le sacerdoce
- La vie érémitique
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Réponse : Le martyre
La vie religieuse est le sacrifice le plus parfait après le martyre, car elle offre la vie entière à Dieu.
8. Pourquoi saint Benoît considère-t-il les moines « gyrovagues » comme les pires de tous ?
- Ils fuient la règle
- Ils prêchent seuls
- Ils refusent le jeûne
- Ils vivent en ermites
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Réponse : Ils fuient la règle
Les gyrovagues errent de monastère en monastère, fuyant toute règle ; saint Benoît les juge les pires moines.
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