Présentation de L’Agent
L’Agent est disponible aujourd’hui. C’est un tuteur : on lui parle à la voix ou au clavier, il explique, il encourage, il propose la suite. Il répond à partir du catalogue d’Apôtre, relu par des humains, et quand une question n’y est pas couverte, il le dit.
Il ne remplace pas les leçons, il les accompagne. On lui demande pourquoi une réponse était fausse, ce que veut dire un mot de la liturgie, par où reprendre après une semaine d’absence. On peut aussi lui parler comme à quelqu’un : « rappelle-moi tous les jours à 20 h » crée un rappel, qu’il confirme, et les heures s’entendent dans ton fuseau horaire. Il liste, déplace, suspend ou annule ces rappels de la même façon.
En mode vocal, on peut l’interrompre en parlant, comme on couperait quelqu’un qui s’égare : il s’arrête, écoute, et repart de ce que tu as dit.
VanLehn (2011), revue des systèmes de tutorat : accompagner chaque étape du raisonnement (0,76) fait presque aussi bien qu’un précepteur humain (0,79), loin devant la simple correction de la réponse (0,31). L’Agent explique étape par étape, à partir des sources.
Ce qu’il ne fait pas
Trois limites sont posées par construction, et non par oubli.
Il n’écrit pas de doctrine de sa propre plume. Il restitue le contenu du catalogue. Une leçon, un quiz ou une méditation qu’il aurait rédigés seul n’auraient été relus par personne ; si une question n’est pas couverte, il le dit plutôt que de composer une réponse. Mise à jour du 18 octobre : un cours qu’on lui demande en conversation fait exception ; l’IA le rédige, et il reste un brouillon privé que personne ne relit à ta place, comme le détaille l’annonce sur le mode vocal et les cours.
Il ne choisit pas ta progression. Quelle notion vient ensuite, à quelle difficulté, à quel moment : c’est calculé, pas improvisé par lui. Son rôle est le dialogue, l’explication et l’encouragement.
Il ne décide pas à ta place. Il propose, tu tranches. Et s’il donne une réponse qui te paraît fausse, un signalement suffit : c’est le seul moyen pour que le catalogue s’améliore.
Ce qu’il consomme
L’Agent répond avec Ministral 3B, un modèle de Mistral, société française, traité en Europe : c’est un petit modèle, et l’option la plus sobre. Avec lui, une question ordinaire coûte environ un cinquantième de wattheure, soit une ampoule LED allumée huit secondes, contre 0,24 wattheure médian publié par Google pour une requête texte à Gemini, douze fois plus. Mise à jour du 9 octobre : L’Agent répond désormais par défaut avec Haiku 5.5, un modèle d’Anthropic traité aux États-Unis, et Ministral 3B reste au choix. Anthropic ne publie ni la taille de Haiku ni sa consommation : ces chiffres ne valent que pour Ministral.[1]
Ministral 3B : estimation, pas mesure, fourchette honnête de 20 à 100 questions par wattheure. Gemini : médiane publiée par Google pour une requête texte.
Quarante fois plus de contexte transmis que de réponse produite : l’essentiel de la dépense est dans ce qu’Apôtre envoie, et c’est là que se trouve la marge.
Le chiffre est estimé, pas mesuré, et la méthode est publique : la taille réelle des échanges, soit 5 177 unités de texte envoyées et 124 rendues par question en moyenne, le calcul que demande un modèle de trois milliards de paramètres pour chaque unité, et l’électricité qu’un processeur graphique de centre de données consomme pour ce calcul, refroidissement compris.[2]
Le CO₂ se déduit de l’électricité, à condition de savoir où elle a été produite. Mistral sert Ministral depuis plusieurs centres de données de l’Union européenne et des pays de l’AELE, sans que le pays d’une réponse soit connu : on applique donc la moyenne européenne, 175 grammes par kilowattheure en analyse de cycle de vie complète, et non l’intensité française, six fois plus flatteuse. Une réponse ordinaire pèse à peu près 3,5 milligrammes de CO₂. Le menu ⋯ de chaque réponse nomme le modèle qui a répondu.[3]
Pour commencer
L’Agent se trouve dans l’onglet du même nom. Mise à jour du 13 octobre : il est ouvert à tous, au navigateur comme dans les apps iPhone, iPad, Android et pour ordinateur. Le guide de l’app détaille ce qu’il fait, ce qu’il ne fait pas et ce qu’il consomme.